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Les méthodes de pêche ancestrales

Photo sépia, deux hommes près d'un rivage, fabricant un canot d'écorce de bouleau de façon traditionnelle.  Quelques morceaux d'écorce longent le sol.

Fabrication d’un canot d’écorce de bouleau

 

Il existe très peu d’écrits sur le savoir-faire ancestral des Atikamekw. Transmises oralement sur le terrain, de père en fils, les traditions  survivent d’une génération à l’autre.

Très près de la nature, ce peuple autochtone a développé des façons de faire étroitement liées aux six saisons des Amérindiens. La pêche figure encore aujourd’hui parmi les activités les plus répandues.

Photo en noir et blanc, préparatif pour l'assouplissement de racines d'épinette.  Sur des pierres est déposé un chaudron contenant de l'eau et les racines.

Assouplissement des racines d’épinettes

Chaque saison amène l’abondance, chacune à sa manière. Le printemps et l’été, on pêche au filet le doré, le brochet et la truite grise. À l’automne, on pêche au filet le corégone avant de l’écailler, le vider, l’inciser et l’enfiler sur une baguette pour le faire fumer afin de mieux le conserver. L’hiver, on creuse un trou dans la glace et on pêche, toujours au filet.

Saviez-vous que le mot atikamekw signifie « poisson blanc » et désigne aussi le corégone?

Photo couleur, deux personnes sont sur un lac gelé.  Un trou est percé sur la glace et un filet de pêche est à proximité.  Deux pôles en bois tiendront le filet en place.

Pêche au filet traditionnelle sous la glace

 

Photo en couleur, d’un leurre fabriqué de façon artisanale avec un os maintenant en place un hameçon. Un lacet de cuir est attaché à l’extrémité de l’hameçon.  L’objet est présenté sur un fond de branches de sapin.

Hameçon fabriquée de façon artisanale

Les Atikamekw sont doués pour tout fabriquer eux-mêmes. Ils fabriquent les mouches avec des poils, des plumes de gélinotte et des brins de fourrure de renard. Ils créent leurs propres hameçons avec des os d’orignal. Ils fabriquent même leurs canots à partir d’écorce de bouleau. Encore aujourd’hui, beaucoup d’objets d’art traditionnels sont fabriqués avec le savoir-faire des anciens. Cette transmission témoigne des multiples talents de ce peuple autochtone.  Les anciens sont fiers de partager cette richesse avec la nouvelle génération.

Photo noir et blanc, César Newashish assis à côté d'un canot en écorce de bouleau blanc.  Des motifs floraux et ancestraux ornent la coque.

César Newashish et son canot d’écorce de bouleau, 1977 – 1978

La tradition se poursuit…

Article titré Sur les traces de César le fils prend la relève

Article du journal Innuvelle, 7 août 2004